Reprendre le pas
- Stefast

- 13 juil. 2025
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : 18 mars
On dit que dans les capitales, tout va vite. Mais vite… par rapport à quoi ?
Je cherche à comparer le rapport au temps des villes globalisées, toutes prises dans une même accélération. Avec l’espoir que, malgré cette frénésie commune, il existe encore des rythmes différents.
Des vitesses qui ne se ressemblent pas.
Comme la cumbia n’a pas le même tempo que la techno. Les musiques traditionnelles turques ne battent pas comme celles du Japon.
Alors, pour comparer sans confondre, il faut une mesure commune. J'ai choisi d'expérimenter la vitesse dans les principales mégalopoles du monde.
Chacune et chacun marche à un rythme différent. Mais ce rythme n’est pas toujours libre. Il est parfois dicté par le lieu, le travail, l’accès aux ressources, la pression sociale. C’est pourquoi j'ai choisi de mesurer ce qui semble banal : le pas.
Car derrière un BPM, il y a une vie.
Et derrière chaque vie, une négociation avec le temps.
Méthodologie
Trois lieux par ville, trois battements différents : le centre d’affaires où tout converge ; le quartier aisé, qui s’offre le luxe de ralentir ; et les périphéries, où ralentir n'est pas un choix.
A la sortie du métro, à l’heure où tout s’accélère, nous mesurons les BPM des corps. Nous veillons à obtenir un échantillon d’au moins 50 personnes par lieu, réparties sur une heure pleine.


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